Santé psychologique

Conciliation travail et vie personnelle : Le télétravail est-il la bonne solution?

11 février 2013

Vous rêvez de travailler en pantoufles et en pyjama? Vous salivez à la perspective de vous installer dans votre hamac avec votre ordinateur portable en écoutant le bulletin de circulation à la radio tout en sirotant calmement votre café? Bien que le télétravail (ou travail à distance) représente de nombreux avantages, autant pour l’employé que pour l’employeur, ce n’est pas forcément un mode de fonctionnement qui convient à toutes les situations.

Le télétravail est certainement séduisant : meilleure conciliation travail et vie personnelle, moins de pertes de temps, coûts de déplacement et d’habillement moindres, etc. Cependant, ce n’est pas tout le monde qui est doté de la discipline et de l’autonomie nécessaire à ce mode de vie.

Êtes-vous fait pour le télétravail?

Voici quelques-uns des traits de caractère que vous devez posséder :

  • Être axé sur les résultats;
  • Avoir un excellent sens des priorités et un très bon sens de l’organisation;
  • Faire preuve de rigueur;
  • Aimer travailler seul.

Il est vrai que de moins en moins de gens ont besoin d’être présents physiquement pour échanger virtuellement des informations. Malgré tout, ce ne sont pas tous les emplois qui se prêtent au télétravail. Ainsi, on verrait mal un gardien de prison ou un dentiste exercer ses fonctions en mode télétravail.

Votre emploi se prête-t-il au télétravail?

Voici quelques caractéristiques des postes éligibles au télétravail :

  • Les technologies de l’information sont utilisées de façon cohérente et efficace;
  • Les gestionnaires sont ouverts et formés pour gérer à distance;
  • Les réunions et les autres interactions personnelles peuvent être prévues à l’avance;
  • Le rendement est mesuré au moyen de critères objectifs et axés sur les résultats.
Les conditions de succès

Aménager un espace de travail au domicile qui est calme et réservé aux activités professionnelles, dans lequel on n’est pas exposé aux interruptions. L’idéal est d’avoir un endroit fermé avec une porte pour signifier aux autres que vous êtes en train de travailler. Le télétravail exige du respect de l’entourage pour que la personne puisse se concentrer sans subir le regard ou la pression des autres. L’espace bureau doit être doté de tous les outils nécessaires afin d’assurer la productivité et la sécurité : poste de travail ergonomique et bien éclairé, accès rapide, mais sécurisé aux informations, etc. En effet, même si l’employé travaille de la maison, l’employeur conserve ses obligations en matière de santé et de sécurité. Aussi, il faut prendre des dispositions concernant les obligations familiales, afin d’éviter d’avoir à s’occuper de personnes à charge ou d’autres tâches domestiques pendant la journée de travail.

Un poste de travail ergonomique

Voici quelques règles de base à considérer :

  • Investir au moins autant dans le mobilier que dans le matériel informatique ;
  • La moitié du budget du mobilier devrait être consacrée à la chaise ;
  • Ne pas lésiner sur ces accessoires : porte-clavier ajustable, appuie-paumes, porte-copie, etc.;
  • Prévoir un clavier et une souris séparés si l’on utilise un portable ;
  • L’écran devrait être centré, situé à une distance d’environ un bras et placé perpendiculairement et à une distance d’au moins 1 m des fenêtres pour éviter les reflets et éblouissements qui fatiguent l’œil ;
  • La chaise devrait être ajustée à une hauteur qui permet de garder les pieds bien à plat sur le sol ou sur un repose-pied et les cuisses parallèles au sol (angle de 90 degrés avec les jambes);
  • Les accoudoirs devraient permettre de garder les bras près du corps, en position de confort en formant un angle d’environ 90 degrés avec les avant-bras. Les épaules et les poignets doivent rester détendus et l’avant-bras, le poignet et la main doivent être en ligne droite.

Une bonne idée : ISO-FLEX (www.isosante.com) est un logiciel qui s’installe sur l’ordinateur et qui propose à l’utilisateur des micropauses de 20 secondes tout au long de la journée : flexions de la tête, étirements du bas du dos, des épaules ou des poignets, clignements des yeux ou regarder au loin, etc.

Pour faciliter la transition et accroître les chances de succès, il peut être intéressant de prévoir une période d’essai avec une durée et des conditions déterminées à l’avance. Il est aussi essentiel de planifier un éventuel retour à la situation initiale si l’employé ou le gestionnaire n’est pas satisfait.

Le télétravail peut également être un excellent plan B lors des journées de tempête ou lorsque nos enfants sont malades ou en congé. Créer des occasions d’interaction personnelle ponctuelles avec des collègues peut également minimiser le sentiment d’isolation des télétravailleurs et permet de développer l’esprit d’équipe.

Plusieurs études démontrent que le télétravail a un effet positif sur la performance des employés. Selon une enquête menée par Telework Research Network, le télétravail pourrait être jusqu’à 27 % plus productif que le travail au bureau. D’une part parce qu’un employé heureux est plus efficace ; d’autre part parce que ces derniers seraient portés à faire plus d’heures que ce qu’exige leur horaire afin de justifier le privilège qu’on leur accorde et de rassurer son employeur quant au volume de travail produit.

Avantages du télétravail pour l’entreprise
  • Baisse du taux d’absentéisme et du taux de roulement de personnel ;
  • Augmentation de la productivité ;
  • Diminution des coûts de location d’espaces.

Il est important de reconnaître que le télétravail ne convient pas à tous et que certaines activités professionnelles exigent que les employés soient présents sur le lieu de travail. Ceci étant dit, la situation actuelle représente peut-être une opportunité à saisir autant par les employeurs que les employés pour évaluer sérieusement la pertinence du télétravail.

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auteur

Stéphane Simard

Générateur d'engagement

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Les coordonnateurs en santé et sécurité du travail

Le coordonnateur en santé et sécurité du travail est le spécialiste en santé et sécurité du travail pour son ministère ou son association accréditée. À titre de représentant ministériel ou syndical, il coordonne le traitement et la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles. Concrètement, il est amené à planifier les actions ministérielles ou syndicales, à former, informer, soutenir et conseiller les gestionnaires et les travailleurs, à participer à la gestion de la santé et de la sécurité dans leur milieu et à siéger dans diverses instances du secteur de l'Administration provinciale. En plus d'être impliqué dans le processus de mise en place des comités de santé et de sécurité, le coordonnateur est le point de soutien pour les membres de ses comités. En cas de divergence au sein d'un comité, il peut faciliter ou accélérer la bonne marche des dossiers.

Les membres des comités de santé et sécurité

Le comité de santé et sécurité est une équipe de travail paritaire qui participe à l'amélioration de l'action en santé et sécurité et dont le but est la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles. C'est un mécanisme « de terrain » qui constitue la pierre angulaire en matière de prévention dans un établissement. Plus particulièrement, il prend connaissance du programme de prévention, participe à l'identification et à l'évaluation des risques, tient des registres d'accidents, transmet les informations requises à la CSST, reçoit les avis d'accidents et enquête sur ceux-ci, reçoit les suggestions et les plaintes des travailleurs et procède aux inspections des lieux de travail. En plus, il choisit le médecin responsable, approuve le programme de santé, établit les programmes de formation et d'information des travailleurs en matière de santé et de sécurité et sélectionne les moyens et les équipements de protection individuels.

Les représentants à la prévention

De façon générale, le choix du représentant à la prévention se fait par les membres travailleurs du comité de santé et de sécurité. Pour être à même de contribuer significativement au respect des droits reconnus aux travailleurs par la Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST), le représentant à la prévention a pour rôles d'identifier les risques et formuler des recommandations afin de les corriger ou de les prévenir, d'assister les travailleurs de manière à leur accorder le support nécessaire en prévention et à les représenter auprès de différents intervenants. Prévu dans la loi, le représentant à la prévention est amené à inspecter les lieux de travail, à recevoir les avis d'accidents et à enquêter sur ceux-ci, à identifier les situations dangereuses, à faire les recommandations qu'il juge opportunes, à assister les travailleurs dans l'exercice de leurs droits, à accompagner l'inspecteur de la CSST, à intervenir dans le cadre du droit de refus, à porter plainte à la CSST et à participer à l'évaluation et l'identification des postes de travail, des contaminants et des matières dangereuses.

Les travailleurs

Le travailleur est une personne qui exécute, en vertu d'un contrat, un travail pour un employeur. Sa santé, sa sécurité et son intégrité physique sont assurés grâce à des droits, mais aussi à des obligations, qui sont énumérées dans la Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST). Le travailleur a donc droit à des conditions qui respectent sa santé, sa sécurité et son intégrité physique, à une formation, un entraînement et une supervision appropriés pour accomplir son travail de façon sécuritaire et à de l'information sur la nature des risques présents dans son milieu de travail. Il doit aussi prendre connaissance du programme de prévention de l'employeur, veiller à ne pas mettre en danger sa santé, sa sécurité, son intégrité physique et celles des autres, se soumettre aux examens de santé exigés, participer à l'identification et à l'élimination des risques et collaborer avec le comité de santé et de sécurité.

Les gestionnaires

Le gestionnaire à la responsabilité de mettre en place, dans son établissement, diverses mesures concrètes pour prévenir les accidents du travail et les maladies professionnelles. Il est amené à se conformer à la Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST), au règlement sur la santé et la sécurité au travail (RSST) et au code de sécurité sur les chantiers de construction (CSCC). Il doit également tenir compte de la politique concernant la santé des personnes au travail dans la fonction publique québécoise ainsi que de la politique ministérielle propre à chaque ministère et organisme qui établit des responsabilités aux différents paliers hiérarchiques et des attentes signifiées en matière de prévention. Concrètement, il doit élaborer un programme de prévention et le maintenir à jour, identifier et évaluer les risques dans les postes de travail et répondre aux exigences du système d'information sur les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT).

Les personnes-ressources en adaptation de poste de travail

La personne-ressource en adaptation de poste de travail a pour rôle d'accompagner rapidement et efficacement l'ensemble des travailleurs et des gestionnaires de son établissement dans l'évaluation et l'adaptation de leur poste de travail de bureau. La personne-ressource est amené, entre autres, à promouvoir l'utilisation d'Adapte auprès de ses collègues, à répondre à leurs questions, à évaluer et adapter le poste de travail des nouveaux employés et à faire des recommandations à son gestionnaire concernant notamment l'achat de matériel et d'équipement ergonomiques. Dans le cas où la personne-ressource n'est pas en mesure de régler une situation ou d'adapter adéquatement un poste de travail, elle peut solliciter l'aide d'un conseiller de l'APSSAP ou tout simplement référer le cas à l'intervenant désigné dans la structure de mise en place dans son organisation.

Les membres des équipes d'intervention en violence

L'équipe d'intervention en violence est un groupe composé de trois personnes dont l'action est organisée en fonction d'une stratégie adaptée à la situation pour laquelle elle sera sollicitée. Les membres de l'équipe doivent être volontaires, intéressés, représentatifs à la fois de l'employeur et des travailleurs et choisies en fonction des particularités de l'organisation. Idéalement, les membres de l'équipe d'intervention possèdent certaines habiletés de communication, se sentent confiants dans leur rôle et sont capables de garder un bon contrôle de leurs émotions. Ils doivent connaître le programme de mesures préventives en vigueur dans l'établissement et avoir l'intérêt à le mettre en œuvre. Le choix des membres ne devrait surtout pas reposer sur des critères physiques particuliers comme le sexe de la personne, la taille ou le poids.